COLAN ET SES CONTRASTES

Publié le par ayacuchosocialclub

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Palmiers, sable fin, hôtels sur la plage, bars juste en face : niché sur un petit bout de la côte nord du Pérou, accessible via Piura puis Païta, Colan ne compte plus ses adeptes, Péruviens ou étrangers. Mais pas les touristes surfers, où en voyage au Pérou trois semaines. Non, plutôt des touristes en recherche de calme, qui souvent ont investit dans la pierre. Pour les fêtes de fin d'année puis en janvier et février, les petits hôtels afficheront complets et les nombreux propriétaires de maisons sur la plage referont, comme chaque année, leur apparition. On dit même que le consul d'Allemagne prend ses quartiers à Colan à cette époque. Voilà pour le côté farniente de Colan.

 

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                 La rue de Colan qui longe la plage, un peu déserte, mais pas pour longtemps

 

Comme souvent sur la côte péruvienne, le « farniente » ne va pas sans la pauvreté. A Colan, un véritable no man's land sépare la plage pour les touristes au village avec ses habitants à l'année. Entre cinq et dix minutes à pied, une petite partie de désert. Deux énormes panneaux publicitaires trônent dans ce no man's land, comme des portes d'entrée vers la plage. Dans le village, on retrouve les maisons en tôle, les gamins jouant dans les rues, les mamas avec leur petit sur le dos, choses habituelles au Pérou. Et beaucoup d'habitants sont employés à l'année par les touristes, pour entretenir leur maison quand ils ne sont pas là, s'occuper de la cuisine et du ménage l'été.

 

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                                                                     Le "no man's land", avec la plage au loin


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                            Le "no man's land" de plus près, avec ses grands panneaux publicitaires

 

Mais Colan cache un trésor. La première église construite par les Espagnols en Amérique du sud, en 1536, l'église San Lucas de Colan. A l'époque pré-inca, Colan se trouvait sous l'eau, raison pour laquelle il y a des coquillages dans les pierres de l'église. Avec le temps, le sable a enseveli beaucoup de vestiges de l'époque espagnole, comme une place devant l'église, des maisons aussi. Et cet endroit regorge de trésors archéologiques. Ceci explique le no man's land de Colan. Mais le manque d'argent rend impossible d'entamer des recherches. La priorité est d'entretenir l'église, détériorée par le temps. Classée monument historique en 1983, elle représente « une autre religion, une autre culture, des nouveaux imaginaires, des nouveaux dieux », conte Leonardo Pierto Yanleque, encyclopédie vivante de cette église, comme son père. Et aujourd'hui encore, chaque dimanche, le prêtre du secteur ouvre l'église pour la messe.

 

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              L'église San Lucas de Colan, la première construite en Amérique du sud par les Espagnols, en 1536


 

Colan et ses pêcheurs

 

Agréable surprise le samedi matin devant notre hôtel, donc sur la plage : les pêcheurs de raies reviennent avec leurs barques remplies de poissons. La pesée se déroule sur la plage, tout le monde regarde, les raies prendront ensuite la direction des restaurants ou des marchés. Autant il est déconseillé de manger du poisson, à part des truites, à Ayacucho, situé à 2 700 mètres d'altitude, autant sur la côte, les plats de fruits de mer sont un régal !

 

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TONTON MICHEL 17/12/2010 22:12


Vive le poisson frais!!!
M