Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 23:27

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Vous avez fait attention à la date de publication de cet article ? Et à celle du dernier article ? Rigolo, non ?

Voila, ce n'était pas prévu que ce blog revive un jour, le Pérou c'est fini depuis un an, mais quand j'ai vu cette coïncidence, et pour faire plaisir à mamam :), je n'ai pas pu résister, un petit article supplémentaire pour la route.

Et puis, il faut dire aussi que la photo ci-dessus, j'y ai pensé dès notre arrivée à l'hôtel... 

Pour ceux que je ne connais pas et qui découvrent ce blog, le speech en deux mots : avec Nono (du titre du blog : le blog de drixx et nono), nous vivons en Martinique (Madinina en créole) depuis une semaine. Cela change du Pérou, mais nous espérons vivre une expérience aussi intense. 

Et pour tous, la photo ci-dessus (toujours elle), c'est la piscine de l'hôtel où nous logeons, en attendant de trouver un logement. Le mec sur la photo ? Sûrement Charlie... Si vous observez bien, au fond, sur la photo, vous remarquerez un petit bout de la mer des Caraïbes. OK, j'arrête de me la pêter, je ne voudrais pas que vos ordinateurs passent par la fenêtre. Poursuite de ce blog, création d'un nouveau, rien : no sé...

 

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Les photos :

 

- Les palmiers devant la piscine de l'hôtel, très près de la route

- l'hôtel

- la grande terrasse des repas (attention, le vendredi soir, c'est barbec' jazz, orchestre de jazz et buffet...)

- une jolie jeune fille sur la terrasse de sa chambre

- la vue de cette terrasse.

 

Par ayacuchosocialclub
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 23:50

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"El encuetro, la rencontre, en espagnol, tel était le nom de la procession de mercredi 20 avril, lors de la Semaine sainte à Ayacucho. C'est chaque année la plus longue procession de la semaine. Elle débute à 20h et se termine vers 2h du matin. Deux pyramides (photo ci-dessus) représentant le Christ et Marie sont portées par une trentaine de personnes chacune, puis se rencontrent sur la place des Armes. Avant que le Christ ne se dirige vers son "calvaire".

Une place des Armes noire de monde, des balcons de cette même place bondés également, alors que le reste de l'année, un seul est ouvert au public (un restaurant), la Semaine sainte entre dans sa phase grandiose. Et les Ayacuchanais de nous assurer que samedi soir, il y aura bien plus de monde place des Armes. Cela promet...

 

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A 20h, tout était prêt pour la procession, avec sur le sol des "tapis" faits uniquement
avec des confettis et de la peinture

 

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A chacun son costume, à chacun son rôle. A droite, nos trois "rois mages" annonçaient arrêts et reprises
de la procession

 

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Les deux pyramides, le Christ à gauche, sa mère à droite

 

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                       Il est près d'une heure du matin, le cotège arrive sous l'arche principal de la ville

 

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Avant l'arrivée sous l'arche, scène impressionnante où les gens accompagnent en silence le Christ vers son calvaire,
au son d'une fanfaretrès belle, mais une musique d'enterrement.
La photo en bas à droite est encore plus surprenante : la pyramide s'arrête devant le commissariat,
il est plus d'une heure du matin et les policiers font un discours, demandant au Christ de les protéger
et de les accompagner dans leur mission de protection de la "ville sainte d'Ayacucho"

Par ayacuchosocialclub
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 00:21

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En avril et mai, juste après la saison des pluies, la végétation est abondante dans les montagnes
autour d'Ayacucho. A partir de juin, seul les cactus n'auront pas disparu. Pilar, elle,
préfère venir chercher ses pierres turquoises entre novembre et février, "car les pierres scintillent quand il pleut"

 

Le Pérou se résume trop souvent au Machu Pichu et au lac Titicaca. Pourtant, perchée à 2700 mètres d'altitude, au milieu des montagnes andines, trône Ayacucho et ses histoires. Dès l'an 500 ap. JC, cet ensemble de montagnes devient la capitale de l'empire Wari. Cet empire donna son nom à sa ville-centre, à une heure d'Ayacucho aujourd'hui. Là se rassemblèrent trois peuples qui s'échangèrent leurs savoirs. Celui d'Ayacucho, les Huarpas, travaillaient la céramique, celui de Puno (au sud du Pérou), les Tiahuanaco, apportèrent leurs travaux sur le métal et les pierres précieuses, enfin celui de Paracas (sur la côte péruvienne, au sud de Lima), arrivèrent avec leurs connaissances du textile. La légende de l'artisanat péruvien était née. Celle-ci dit que ces trois cultures se sont réunies pour unir leurs forces, elles qui existaient depuis bien longtemps.

 

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La capitale de l'empire Wari, aujourd'hui une vallée dans les montagnes à trois quarts d'heure d'Ayacucho, fut très vite bien organisée. Un secteur pour chacune des spécialités travaillées. Et l'empire se développa, s'étendant à son apogée de Cuzco à Cajamarca (aujourd'hui plus d'une journée en bus), plus de 300 000 km2. Sur le site de l'ancienne capitale, un petit musée tente de ne pas plonger cet empire dans l'oubli. J'ai eu la chance de me rendre dans ces montagnes en compagnie de Pilar, la cinquantaine, petit bout de femme dynamique et souriante, archéologue depuis 30 ans à Wari. La chance, car Pilar connaît par cœur cette vallée, où il est difficile de se retrouver sans guide, mais comme il n'y en a pas d'officiel, c'est pratiquement la seule personne compétente. Elle est même amie avec tous les paysans du coin, leur parlant en quechua, une belle langue à entendre, même si je ne comprenais... rien !

« Si on creusait en-dessous de cette terre, on trouverait des trésors de l'époque Wari, mais aussi de l'époque Inca, m'explique-t-elle. L'empire Wari s'est achevé il y a plus de 1 000 ans et il a été enseveli par la nature. Le problème, c'est l'argent. L'État refuse de débloquer les fonds nécessaires pour retrouver ces merveilles. » Cela n'empêche pas Pilar, depuis 30 ans, de passer des heures et des heures à scruter le sol de ces montagnes. Et elle en a trouvé, des merveilles. Des pierres, des perles, essentiellement turquoises, réunies dans un petit périmètre, dont les historiens n'expliquent pas la provenance. Toujours est-il qu'elles se dévoilent aux yeux avertis. En un après-midi, j'en ai ramassé quelques-unes, aucune avec un trou au milieu. Pilar, en trois décennies, a déniché des centaines de perles turquoises percées, beaucoup plus dures à trouver, et a confectionné des dizaines de colliers et bracelets. Des pièces uniques, rares, qui demandent plusieurs années de travail. Ce qui explique leurs prix : 100 dollars le collier il y a 20 ans, 200 dollars aujourd'hui, « car il ne m'en reste que quatre et je ne pense pas, avec mon âge, pouvoir en refaire beaucoup ». Des prix prohibitifs, « mais dans les années 90, j'en ai vendu plus d'un ! », m'affirme-t-elle.

 

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A Wari, Pilar est comme chez elle

 

La fin de l'empire Wari est daté en l'an 900 ap. JC, quand son peuple s'est fait chassé par les Chancas, mieux organisés militairement. Pendant 300 ans, jusqu'en 1200 environ, les Chancas dominèrent le Pérou, avant l'émergence des Incas, mais la culture Wari avait déjà laissé une trace indélébile. Aujourd'hui encore, l'artisanat péruvien se vit à Ayacucho, dans le quartier Santa Ana réputé pour le textile, et alentours, comme à Quinua (près de Wari) pour la céramique, où plus de la moitié de la population en vit et exporte à travers le monde sa production. Il est même fréquent de croiser des descendants, lointains mais descendants quand même, du peuple Wari.

 

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Par ayacuchosocialclub
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 23:11

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                                  La vierge de la douleur, lors de la première procession de la Semaine sainte

 

Du vendredi précédent le dimanche des Rameaux au dimanche de Pâques, Ayacucho fête la passion, la vie, la mort et la résurrection du Christ. Une semaine de processions, de fêtes, réputée comme la plus belle Semaine sainte du Pérou. Les jeudi et vendredi saints sont fériés pour les Péruviens. Avec en plus les touristes étrangers, le week-end de Pâques est le plus grandiose de l'année à Ayacucho. Les hôtels affichent complets parfois dès la fin de l'année précédente, les prix, bien entendu, augmentent.

« Quand les Espagnols arrivèrent au Pérou, ils virent que les Incas organisaient des processions pour vénérer leurs Dieux. Ils célébraient le dieu de la Terre, Pachamama, le dieu du Soleil, la fête des sacrifices, etc., à différentes dates de l'année. Après avoir imposé leur religion, les Espagnols auraient repris à leur compte ces processions pour célébrer Pâques », explique Orlando, érudit de l'histoire locale. Près de 500 ans plus tard, la Semaine sainte ayacuchanaise est devenue une institution, qui a même perduré pendant les années noires du conflit entre l'Etat péruvien et le Sentier lumineux. « Tu peux lutter contre pleins de choses, mais pas contre les traditions », insiste Orlando.

Les festivités ont commencé vendredi 15 avril, avec la procession du vendredi de la douleur, avec le seigneur de l'agonie et la vierge de la douleur. S'il y a des processions tous les jours jusqu'au dimanche de Pâques, certaines sont plus importantes que d'autres. Dimanche 17 avril, des Rameaux, les Ayacuchanais se sont remémorés l'arrivée du Christ à Jérusalem, lors d'une procession en forme de fête populaire. Anes, chevaux, lamas, etc., précèdaient la statue du Christ, l'emmenant jusqu'à la cathédrale de la place des Armes. Les fidèles suivaient, chacun avec son bouquet de rameaux dans les mains. Mercredi 20 avril, la procession présentera la rencontre du Christ et de sa mère sur le chemin du calvaire. Vendredi 22 avril, c'est la mort du Christ qui sera revécue.

La résurrection du Christ donne lieu à deux jours de fêtes « phénoménales » selon Gabriel, qui a longtemps fait parti des organisateurs. Le samedi précédent Pâques, « sabado de gloria », la place des Armes d'Ayacucho est noire de monde. Le soir venant, il devient presque impossible d'y accéder. Tous attendent la procession représentant la résurrection du Christ. Une pyramide, portée par 300 (!) personnes sort de la cathédrale au moment du lever du soleil, vers 5h du matin. Le Christ s'élève de cette pyramide. « Il n'y a pas de mots pour décrire cette nuit-là », cherche Gabriel. « Depuis une dizaine d'années, continue-t-il, il y a une contradiction entre nos traditions et celles des jeunes, bourrés tout le week-end de Pâques. » La rançon de la gloire ?

 

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Le seigneur de l'agonie, toujours lors de la première procession de la Semaine sainte

 

 

Le dimanche des Rameaux

 

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Un défilé haut en couleur pour accompagner le Christ jusqu'à Jérusalem

Par ayacuchosocialclub
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 21:33

DSC 0055Sept mois à Ayacucho. Pas assez pour apprivoiser cette ville complexe, mais suffisant pour observer, entendre, s'étonner, rire, comprendre un peu. Il existe cinq continents sur terre, les Asiatiques sont jaunes, les Africains sont noirs, les Sud-Américains dansent la samba, l'Océanie c'est trop loin, apprend-on dans nos écoles européennes. La seule manière de vérifier ces exclamations consiste à voyager. Une amie m'a dit un jour, « moi, les continents, je les traverse à travers les livres ». Il lui manquera toujours quelque chose.

Si elle venait à Ayacucho, au Pérou, à 2700 mètres d'altitude, dans les montagnes andines, elle qui fume beaucoup, elle se demanderait si l'air ambiant ne l'empêchera pas d'allumer ses tiges. Vérification faite, c'est le cas pour très peu de fumeurs occidentaux ici bas. Elle verrait les photos « hardcore » sur les paquets de cigarettes. A côté, nos messages « fumer tue » apparaitraient presque agréables. Ici, un vieillard à l'article de la mort, squelettique, blanc comme neige, la peau recouvrant à peine ses os, la bouche ouverte et la langue qui pend, s'affiche sur une moitié du paquet. Seul problème, il paraît que la famille de cet homme n'était pas au courant de l'utilisation de cette photo. Un procès est en cours.

Par ayacuchosocialclub
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